Fervent d'Histoire et des liens qui forment le monde, Florent a senti très jeune que les Terres des Roses, où il a été élevé, ne lui apprendraient pas l'éducation aussi poussée qu'il souhaitait avoir. Né d'une famille avec un certain degré de richesse de Ville-Sans-Ombres, les Phillidor n'ont jamais fait partie de la noblesse, mais ont toujours parvenu à joindre les bouts. Tout petit, Florent lisait déjà de nombreux livres sur l'Histoire du monde, sur la faune, la flore, sur la géographie, y démontrant beaucoup de curiosité. Croyant au potentiel d'apporter honneur à la famille, Armand, le père de Florent, a convaincu son épouse, Marianne, d'investir dans les études de leur fils unique. Malheureusement, pour obtenir l'éducation digne de la curiosité de Florent, cela ne pouvait pas se faire à Ville-Sans-Ombres, ville plus axée à un enseignement religieux. Même si cela voulait dire que leur fils passerait le clair des années de son enfance loin du foyer familial, le couple Phillidor a convenu que Florent donnerait un nom à leur famille en étudiant dans la ville prestigieuse de Salvar, pour étudier à l'académie royale de Rozella. Sans être le meilleur élève de sa classe, il a su se faire apprécier de ses camarades par son esprit logique et ses aptitudes à communiquer, qui lui ont offert quelques relations sociales. Florent s'est aussi démarqué de ses professeurs par son intérêt envers les connaissances générales, le faisant un peu un touche à tous les domaines, qui pouvaient aussi bien le mener à une carrière militaire en tant que tacticien, qu'à une carrière d'alchimiste par ses recherches sur la nature, phénomène fondateur des éléments constituants le monde et autour duquel les Hommes doivent s'adapter. Toutefois, s'il y a réellement un domaine où Florent se démarquait définitivement plus que ses camarades de classe, ce fut en maitrise des langues diverses du monde. Il a toujours semblé avoir une facilité à apprendre une nouvelle langue, ce qui facilita grandement ses recherches, mais aussi ses capacités à communiquer avec des gens provenant de plusieurs régions du continent. Puisque la recherche et l'apprentissage demeuraient les domaines qui l'intéressaient le plus et qu'il avait la volonté de comprendre le monde pour mieux l'améliorer, Florent fit comme la grande majorité des étudiants graduant l'Académie de Rozella et décida de devenir érudit. Ses études enfin terminées, à l'âge de 25 ans. Bien décidé d'utiliser son esprit analytique et logique pour aider les Terres des Roses à prospérer davantage, il rentra à la maison pour y trouver du travail. Il avait entre autres entendu parlé d'un bon vieil ami, Isaac Corbin, qu'un projet d'envergure pourrait nécessiter une personne ayant beaucoup de facilité avec les langues étrangères.