Genoveva parle peu de son enfance et, lorsqu’elle le fait, c’est avec une grande pudeur. Elle partage aisément qu’elle a grandi en bord de mer et qu’elle entretenait une relation privilégiée avec ses mères avant que ses études et sa carrière maritime ne l’éloignent de la maison. Au-delà de ces quelques informations, toutefois, elle reste bien évasive quant à ses origines.
Elle fait allusion de temps à autres à son apprentissage chez Leonardo da Vesco, un érudit multidisciplinaire originaire de Larcis-sur-Mer et professeur à l’Académie Rozella dont elle admire visiblement la culture et l’intellect. Le temps vécu chez lui semble être une période dont elle garde un bon souvenir. En effet, Genoveva, bien que discrète, ne cache pas la redevance qu’elle éprouve envers son ancien patron.
Fière de son éducation, curieuse et inspirée à contribuer à la vie intellectuelle du royaume d’Ébène, Genoveva n’a jamais eu peur de mener différents projets de front. Elle souhaite évidemment poursuivre ses études alchimiques, qu’elle finance à l’aide de contrats à durée déterminée sur différents bateaux, et œuvre toujours afin de s’élever socialement. C’est en 373, à l’âge de vingt-trois ans, qu’elle rejoint pour de bon l’équipage du Zodiaque. Genoveva semble ravie de mettre son expérience de navigation au service d’un bateau investi d’une mission culturelle ainsi que de partager le quotidien de collègues intellectuelles ne manquant toutefois pas d’esprit pratique.
Le naufrage du Zodiaque en 379 interrompt évidemment et malheureusement leurs projets. Aujourd’hui, l’équipage souhaite pétitionner les mécènes influents de la Cour afin de reprendre ses activités.