Historique Public

Petit fils de Diego Merioro, feu palatin de l'Alliance du Trône et dernier seigneur légitime du Bois-du-Trône, et de Nèstor Besalu, vénérable baron de Claireseaux, Orellio Merioro est le troisième enfant issu de l’union de Simo Besalu et Justina Merioro. Il nait en 352 au comté paternel de Vespéra, puis y est élevé dans la pauvreté propre à un troisième né de noble naissance à qui la vie aristocratique n’a laissé rien d’autre qu’un nom prestigieux. Bien forcé d’apprendre à vivre par lui-même, sans néanmoins s’adonner à la bassesse de travailler pour assurer sa pitance, il apprend bien vite à se lier d’amitié à des comparses qui partagent eux aussi sa bonne naissance, ou alors à encourager quelques connaissances de plus basse extraction à partager les fruits de leur labeur ou de leurs méfaits. Son père ne pouvant lui offrir une armure de Vidalies, ni même lui garantir une place d’écuyer auprès d’un seigneur ayant pu améliorer son sort, Orellio est envoyé au manoir familial de Vêpre en bas âge pour apprendre l’art de la Caliamana sous la tutelle d’un vieux capitaine expérimenté de l’Étoile du Soir. Tirant avantage de ses expériences de chasse avec sa mère, et trouvant un bon maître auprès du capitaine, le jeune homme de guerre en vient à surpasser tout autre tireur dans la capitale avhoroise. Depuis quelques années déjà, le manoir Merioro de Vêpre a repris sa vocation de conservatoire militaire, attirant des apprentis issus de la noblesse avhoroise soucieux de parfaire leur maîtrise de la Calimana auprès d'Orellio, de même que des militaires ébénois désireux de s'initier à cette pratique.

Usant de son charme afin de se lier d’amitié avec ses pairs de bonne naissance dans l’Étoile du Soir, il contribue à la formation d’un regroupement de jeunes gens envieux de faire valoir leurs idéaux aristocratiques dans la cité. Hors des campagnes militaires qui les emmènent au loin, sous les lueurs du jour, ces jeunes gentilshommes et gentes dames s’adonnent à la frénésie de rixes et de Vêproises contre leurs opposants patriciens dans les ruelles moins fréquentées, tandis que la nuit laisse place au rythme de concours de chant, de boisson, de tir et de théâtre en compagnie de ces mêmes ennemis dont on espérait plus tôt faire couler le sang. Expérimentant la variété de plaisirs charnels offerts par Vêpre, le jeune noble toujours plus appauvri par son rythme de vie effréné apprend à découvrir les moindres recoins de la cité comme on aime à explorer les moindres facettes d’une amante ayant ravi notre cœur.

Servant à l’ombre des bannières avhoroises depuis déjà plusieurs années, Orellio a su démontrer sa valeur lors de plusieurs Caliamana, s’adonnant au combat avec la même ivresse que les Avhorois réservent aux fêtes et au vin. S'étant fait un nom lors de la Guerre des Calcientes, il est connu à travers les divers régiments de tirailleurs comme un homme de bon vivant, et apprécié des soldats à sa charge pour son commandement de front, son sens du rythme, et ses célébrations bien arrosées. Sa carrière militaire lui valut sans peine de gravir les rangs d'officier des Jongleurs des Ronces au service de la Couronne.

Séduit par les opportunités d'élévation sociale à la cour, Orellio gagne en 379 la cité d'Yr avec les membres de sa fratrie pour servir les intérêts de la Reine de plus près.