Historique Public

Irène d'Harcourt n'est ni orpheline, ni sous la tutelle de parents : elle est abandonnée. L'origine de son prénom rappelle d'abord la mort de sa mère, survenue alors qu'elle lui donnait naissance. Cette nuit de sang entraîna cette femme déjà gravement affaiblie vers d'autres cieux. Irène ne connut donc jamais sa mère, car de son dernier soupir émergea son premier cri de vie. Son père, Télesphore, pour immortaliser une parcelle de la femme qu'il a aimée, la baptisa du même prénom que sa mère. Plus tard, il rejoingnit les rangs de la milice royale, promettant à sa fille de revenir aux premiers bourgeons du printemps. Les bourgeons éclorent, pour ensuite arboder de magnfiques pétales qui moururent au retour de l'hiver. Un tapis blanc recouvrit la ville d'Yr, sans aucun signe de son père. Les années suivantes s'écoulèrent dans la solitude et l'affliction. Sans repères, la doyenne du quartier Des Marais, Mme Soucis, pris Irène sous son aile, jusqu'à ce qu'elle devienne une jeune femme. Aussitôt qu'elle fut en âge pour s'enrôler, elle rejoingnit les rangs de la milice royale, comme le fit son père autrefois. C'est en mémoire des profondes blessures qu'Irène chérie depuis la tendre enfance qu'elle vit pour honorer les seuls deux êtres qui lui avaient procuré un véritable amour.